Victoza

Victoza (liraglutide) : antidiabétique injectable quotidien (diabète de type 2), même molécule que le Saxenda. Efficacité, prix, remboursement — et arrêt de commercialisation programmé fin 2026.

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Résumé

Le Victoza (liraglutide) est un antidiabétique injectable quotidien de la classe des analogues du GLP-1, indiqué dans le diabète de type 2 chez l’adulte et l’enfant dès 10 ans.[1] Il abaisse la glycémie, réduit l’appétit et apporte un bénéfice cardiovasculaire (étude LEADER).

Information majeure : Novo Nordisk a annoncé l’arrêt de commercialisation du Victoza fin 2026 en Europe.[4] C’est la même molécule que le Saxenda (dosé, lui, pour l’obésité). Le Victoza est remboursé à 65 % dans le diabète.

Pionnier des analogues du GLP-1, le Victoza est un traitement du diabète de type 2… aujourd’hui en fin de parcours. Voici, à partir des sources officielles (VIDAL, HAS, ANSM, EMA), ce qu’il est, comment il agit, ce qu’il vaut, et surtout ce que change son arrêt prochain. Ce guide est le point d’entrée du dossier ; chaque aspect est détaillé dans une page dédiée.

⚠️ Arrêt de commercialisation fin 2026

Commençons par l’essentiel : Novo Nordisk a annoncé en septembre 2025 qu’il cessera de commercialiser le Victoza (liraglutide) en France et en Europe d’ici fin 2026. Il s’agit d’une décision d’ordre commercial, et non d’un retrait pour raison de sécurité.[4] Concrètement, les patients sous Victoza devront, avec leur médecin, préparer une transition vers un autre traitement (souvent un analogue du GLP-1 hebdomadaire comme l’Ozempic ou le Trulicity). Nous détaillons les alternatives plus bas.

Qu’est-ce que le Victoza ?

Le Victoza est le nom commercial du liraglutide, commercialisé par Novo Nordisk. Il se présente en stylo prérempli (18 mg dans 3 ml) pour injection sous-cutanée quotidienne.[1] C’est un analogue du GLP-1, une hormone intestinale qui régule la glycémie et l’appétit. À noter : le Victoza n’est pas de l’insuline — il stimule la sécrétion d’insuline par l’organisme quand la glycémie est élevée.

Liraglutide, GLP-1, incrétines : décryptage

Le GLP-1 fait partie des incrétines, des hormones libérées par l’intestin après un repas pour déclencher la sécrétion d’insuline : c’est l’effet incrétine. Le GLP-1 naturel est détruit en quelques minutes par une enzyme (la DPP-4). Le liraglutide a été modifié pour résister plus longtemps, mais sa durée d’action reste courte par rapport au sémaglutide : d’où une injection quotidienne. En se fixant sur les récepteurs du GLP-1, il stimule l’insuline de façon gluco-dépendante, réduit le glucagon, ralentit la vidange de l’estomac et augmente la satiété.[1]

Victoza et Saxenda : la même molécule

Point clé pour éviter la confusion : le liraglutide existe sous deux noms. Le Victoza (jusqu’à 1,8 mg/jour) est dosé pour le diabète de type 2 ; le Saxenda (jusqu’à 3 mg/jour) est dosé pour le contrôle du poids.[1] C’est exactement la même logique qu’entre l’Ozempic et le Wegovy (sémaglutide). Une seule molécule, deux indications, deux dosages.

À quoi sert le Victoza ?

Son indication officielle (AMM) est le traitement du diabète de type 2 insuffisamment contrôlé, en complément d’un régime et d’une activité physique : en monothérapie (si la metformine ne convient pas) ou en association à d’autres antidiabétiques, y compris l’insuline.[2] Il est utilisable chez l’enfant dès 10 ans. Il n’est pas autorisé pour la perte de poids (voir plus bas).

Comment agit le Victoza ?

En imitant le GLP-1, le liraglutide :[1]

  • stimule la sécrétion d’insuline uniquement quand la glycémie est élevée (faible risque d’hypoglycémie seul) ;
  • réduit la sécrétion de glucagon ;
  • ralentit la vidange de l’estomac et augmente la satiété.

Résultat : une meilleure glycémie et, souvent, une perte de poids modérée.

Quelle efficacité ?

Le Victoza réduit l’hémoglobine glyquée (HbA1c) et a démontré, dans l’étude LEADER, une réduction des événements cardiovasculaires majeurs chez des diabétiques à risque.[2] La HAS lui a reconnu un service médical rendu important en association.[2]

Comprendre l’hémoglobine glyquée (HbA1c)

L’HbA1c reflète la glycémie moyenne des 2 à 3 derniers mois (le sucre se fixe durablement sur l’hémoglobine). Exprimée en pourcentage, elle sert d’objectif — souvent autour de 7 %, à individualiser. Faire baisser l’HbA1c réduit le risque de complications du diabète (cœur, reins, yeux, nerfs) : c’est le but du traitement.

Victoza et perte de poids : un usage hors-AMM

Le Victoza fait perdre du poids, ce qui a entraîné un détournement à visée amaigrissante. Mais cet usage est hors-AMM : le Victoza est indiqué dans le diabète, pas pour maigrir. L’ANSM rappelle que le Victoza (comme l’Ozempic et le Trulicity) doit être réservé au diabète de type 2.[3] Pour la perte de poids, ce sont le Wegovy, le Mounjaro ou le Saxenda (même molécule, dosée pour l’obésité) qui sont autorisés. Détails : Victoza pour maigrir.

Victoza ou Ozempic ?

Illustration : Victoza

Tous deux de Novo Nordisk, ce sont deux analogues du GLP-1 du diabète, mais : le Victoza (liraglutide) est quotidien, l’Ozempic (sémaglutide) est hebdomadaire et plus puissant. Avec l’arrêt du Victoza, beaucoup de patients basculent justement vers l’Ozempic. Comparatif : Victoza ou Ozempic.

Comment se prend le Victoza ?

Une injection sous-cutanée par jour (abdomen, cuisse ou bras), à heure libre. La dose débute à 0,6 mg/jour pendant au moins une semaine, puis passe à 1,2 mg, et si besoin 1,8 mg (maximum).[1] Le mode d’emploi complet est sur notre page posologie du Victoza.

Effets secondaires et dangers

Les effets indésirables sont surtout digestifs (nausées, vomissements, diarrhées), fréquents au début. Plus rarement : pancréatite, lithiase biliaire, hypoglycémie (en association). Voir nos pages effets secondaires du Victoza et dangers du Victoza.

Prix et remboursement

Le Victoza est remboursé à 65 % par l’Assurance maladie dans le diabète ; son prix est d’environ 97 € la boîte de 2 stylos (hors honoraires).[5] Détails : prix du Victoza.

Arrêt du Victoza : quelles alternatives ?

Avec la fin de commercialisation prévue fin 2026, la question de la transition est centrale. Selon le profil, le médecin peut proposer :

  • un autre analogue du GLP-1 hebdomadaire (Ozempic, Trulicity) ;
  • le Saxenda (même molécule) si l’objectif inclut le poids (mais non remboursé) ;
  • une autre classe d’antidiabétiques selon la situation.

Cette transition se prépare avec le médecin et ne doit pas être improvisée ; le pharmacien peut aussi informer sur les disponibilités.

Qu’est-ce que le diabète de type 2 ?

Le Victoza traite le diabète de type 2, une maladie chronique caractérisée par une glycémie trop élevée, liée à une résistance à l’insuline et à une sécrétion d’insuline insuffisante. Non contrôlé, il expose à des complications (cœur, reins, yeux, nerfs). Sa prise en charge repose d’abord sur l’alimentation et l’activité physique, puis sur des médicaments (metformine en première intention, puis d’autres classes dont les analogues du GLP-1 comme le Victoza).[2]

Le Victoza au quotidien

Le Victoza demande une injection chaque jour : il faut donc l’intégrer à une routine (un moment fixe, associé à une habitude). Il accompagne — sans les remplacer — une alimentation équilibrée et une activité physique. Des repas plus légers et moins gras améliorent la tolérance digestive, surtout en début de traitement.

Le suivi médical pendant le traitement

Le suivi repose sur le contrôle de l’HbA1c (en général tous les 3 mois jusqu’à stabilisation), la surveillance de la tolérance digestive et de la fonction rénale en cas de déshydratation. C’est aussi l’occasion d’ajuster la dose et, désormais, d’anticiper la transition liée à l’arrêt de 2026.

Que se passe-t-il à l’arrêt du Victoza ?

À l’arrêt, l’effet du médicament disparaît : la glycémie remonte et le poids éventuellement perdu peut revenir. Le diabète étant chronique, le traitement s’envisage dans la durée. Avec la fin de commercialisation, l’arrêt du Victoza sera toutefois programmé et accompagné d’un relais par un autre traitement : il ne s’agit pas d’un arrêt « sec ».

Bon usage : se méfier des contrefaçons

La demande autour des analogues du GLP-1 a multiplié les faux produits vendus en ligne. Hors du circuit pharmaceutique, aucune garantie sur la composition, le dosage ou la conservation. La seule voie sûre : consultation → ordonnance → pharmacie. Fuyez toute offre « sans ordonnance », à prix anormalement bas ou depuis l’étranger — voir dangers du Victoza.

D’autres bénéfices à l’étude pour les GLP-1

Au-delà du diabète, de nombreuses études explorent les effets des analogues du GLP-1 sur le cœur, le rein, le foie ou d’autres pathologies. Le liraglutide a déjà démontré un bénéfice cardiovasculaire (LEADER) ; d’autres pistes restent à confirmer. Mieux vaut distinguer les indications validées des hypothèses de recherche.

Le dossier Victoza en un coup d’œil

Page Ce que vous y trouverez
Prix du Victoza Tarif, remboursement 65 %, arrêt de commercialisation
Victoza pour maigrir Usage hors-AMM, efficacité, alternatives
Effets secondaires Liste, fréquence, conseils
Dangers Risques, mésusage, contrefaçons
Avis Retours de patients et de soignants
Posologie Injection quotidienne, doses 0,6 → 1,8 mg
Victoza ou Ozempic Quotidien vs hebdomadaire

Le Victoza fait partie de la famille des traitements GLP-1, que nous comparons dans notre comparatif complet.

Questions fréquentes

Le Victoza va-t-il être arrêté ?

Oui : Novo Nordisk a annoncé l’arrêt de sa commercialisation en Europe d’ici fin 2026, pour des raisons commerciales. Une transition vers un autre traitement se prépare avec le médecin.

Le Victoza, c’est quoi ?

Un antidiabétique injectable quotidien à base de liraglutide (analogue du GLP-1), indiqué dans le diabète de type 2.

Quelle différence entre Victoza et Saxenda ?

Même molécule (liraglutide) : le Victoza (≤ 1,8 mg) traite le diabète, le Saxenda (3 mg) le poids.

Le Victoza fait-il maigrir ?

Il entraîne une perte de poids modérée, mais cet usage est hors-AMM. Pour maigrir, d’autres médicaments sont autorisés (Wegovy, Mounjaro, Saxenda).

Rédigé par l’équipe GLP1 Info

Contenu rédigé à partir de sources médicales officielles · Relecture médicale : à venir

Données VIDAL, HAS, ANSM et EMA, conformément à notre charte éthique et déontologique.

Sources

  1. VIDAL — Victoza (liraglutide) (composition, mécanisme, posologie ; consulté en 2026).
  2. Haute Autorité de Santé — VICTOZA (liraglutide) — avis (indication, SMR, LEADER ; has-sante.fr).
  3. ANSM — Analogues du GLP-1 : usage réservé au diabète de type 2.
  4. VIDAL — Arrêt de commercialisation de VICTOZA programmé pour fin 2026.
  5. VIDAL — VICTOZA : remboursement 65 %, prix.

Cet article, rédigé par notre équipe à partir de sources officielles, reflète l’état des connaissances à sa date de publication. Il ne remplace pas l’avis d’un professionnel de santé et n’encourage aucun usage hors AMM. Consultez notre charte éthique et déontologique.